Des élus au Parlement Européen engagés à lutter contre le pouvoir des lobbys financiers

La campagne de réforme financière paneuropéenne, Changefinance.org, a réussi à faire que 545 candidats au Parlement européen signent leur engagement à lutter contre le pouvoir des lobbys financiers en Europe au cas où ils seraient élus. Ces engagements incluent des mesures qui réduiraient effectivement le pouvoir des lobbies financiers, telles que la minimisation des interactions des membres des institutions européennes avec les lobbyistes financiers.

Cela est dû en grande partie au pouvoir exercé par le lobby financier sur les institutions de l'UE. Au cours des dernières années, les institutions européennes, y compris au Parlement européen, ont fait de petits pas. Mais, selon la coalition Change Finance, le chemin à parcourir est encore long. Au cours des cinq prochaines années, les membres du Parlement européen devront faire face au défi des 1 700 lobbyistes qui représentent les intérêts des banques, des fonds spéculatifs, des sociétés d'assurance et des autres sociétés financières.

Le mouvement de la société civile « Change Finance », composé de citoyens, d'organisations caritatives, d'ONG, d'organisations environnementales, d'organisations liées aux institutions religieuses et aux syndicats dont l'objectif est de mettre la finance au service de la société a demandé à ses représentants dans l’Union Européenne de rejoindre leur lutte pour un système financier au service des personnes et de la planète, plutôt que leurs propres intérêts financiers.

Il faut plus de transparence autour du lobby financier à Bruxelles, mais la transparence ne suffit pas. On a besoin de mesures qui puissent sortir les grandes banques et les fonds à haut risque de leur rôle actuel de conseillers de facto auprès de la Commission, de la Banque centrale européenne et des membres du Parlement européen. Trop souvent, les lobbys financiers persuadent les politiciens de permettre aux entreprises de se livrer à des activités préjudiciables à la vie des gens ordinaires, y compris des spéculations sur l'alimentation, le logement et les services publics.

Grâce à cet engagement on espère susciter une forte volonté politique au sein du nouveau parlement, afin que le travail visant à placer les intérêts de la population au-dessus des intérêts de la finance puisse commencer immédiatement. On ne peut pas permettre que ce soit la population de payer qui doit payer à nouveau la facture d'un nouvel effondrement financier.

La campagne « Changeons la finance (change finance)» dit : Prenons le contrôle et créons le système financier dont nous avons besoin.

La société doit activement influencer le système financier afin qu'il serve ses besoins. La taille, les prérogatives et la structure du secteur financier ne peuvent pas être laissés au bon vouloir des forces du marché ou des classes dirigeantes. Le système financier devrait créer et allouer les crédits et le capital en fonction des besoins de la société.

Le lobby financier est très nuisible.

Plus de 1.700 lobbyistes travaillent pour le secteur financier à Bruxelles, et ils ont un objectif clair: augmenter leurs profits et empêcher les lois qui les remettent en question. Par exemple, en mars de cette année, ils ont exercé de fortes pressions contre les règles qui auraient rendu plus cher le financement des combustibles fossiles.

Les lobbyistes financiers persuadent les élu.e.s de voter pour des lois peu contraignantes qui leur laissent le champ libre pour spéculer, notamment sur les entreprises, le logement, l’alimentation et les services publics. En conséquence, les travailleur.euse.s gagnent moins, les consommateur.trice.s dépensent plus et les riches obtiennent des dividendes plus élevés, ce qui creuse les inégalités. Le secteur financier sape les nombreuses tentatives visant à garantir solutions durables pour la société sont sapées.

De plus, les risques qu’ils prennent pourraient conduire à une autre crise financière majeure. Les experts prédisent qu’une telle crise sera pire que l’effondrement de 2008, qui a coûté des milliards d’euros aux contribuables pour renflouer les banques. Des gens ont perdu leur emploi et leur maison, et de nombreux pays ont été plongés dans des politiques d’austérité.

Si nous réduisons le pouvoir du lobby financier et l’empêchons de dominer les espaces de décision, telles que le Parlement européen, nous pouvons construire un avenir solide et démocratique pour l’Europe et ses citoyen.ne.s. Mettre la finance à notre service et pas l’inverse.  

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