Agissez contre le mega-projet pétrolier dans la région des Grands Lacs

En 2006, de larges réserves de pétrole ont été découvertes au cœur du parc naturel protégé des Murchison Falls en Ouganda. Ce parc est traversé par le Nil qui débouche dans le lac Albert qui est partagé avec la R. D. du Congo. Dans la région du pétrole il y a plus de six millions de personnes qui vivent de l'agriculture et de la pêche

Projet "Tilenga" en Ouganda (région Grands Lacs)

TOTAL, avec d’autres compagnies pétrolières anglaise et chinoise (Tullow et CNOOC Limited) gère le projet « Tilenga » d’une envergure colossale.  TOTAL va forer plus de 419 puits sur 34 plateformes pétrolières surtout à l’intérieur de l’aire naturelle protégée des Murchison Falls, pour extraire environ 200.000 barils de pétrole par jour. De plus, une usine de traitement (raffinerie) sera construite en bordure du parc, district de Buliisa en Ouganda, ainsi qu’un système de pompage d’eau du lac Albert pour les puits pétroliers;  180 km combinés de pipelines, passant même sous le Nil, pour transporter le pétrole et l’eau des puits à la raffinerie; des sites de stockage et de traitement des déchets pétroliers ; et un oléoduc géant de 1.445 km de long pour transporter le pétrole et le gaz dès la raffinerie au port de Tanga en Tanzanie. Plus de 10 milliards de dollars sont investis par Total pour ce projet pétrolier démesuré.

Victoire de la Mobilisation citoyenne

Pourtant, la mobilisation citoyenne a déjà gagné : dans cette même région des Grands Lacs, Total vient de renoncer à exploiter du pétrole dans le parc naturel des Virunga en République Démocratique du Congo. Il est donc impensable que la multinationale puisse tranquillement lancer en même temps ce projet similaire , juste de l'autre côté de la frontière, en Ouganda.

Conséquences pour la population

Selon l’étude d’impact de TOTAL,  50.000 personnes seront  affectées, par des expropriations de terre et maisons et par l’impact environnemental et social causé par l’exploitation du pétrole et la construction des infrastructures associées:

  • Les familles subissent des intimidations et doivent quitter leurs terres,ou leur pêche, bouleversant ainsi leur mode de vie et perdant leurs moyens de production.
  • Certain·e·s habitant·e·s n’ont d’ores et déjà plus le droit de cultiver car l'accaparement de leurs terres a commencé : des familles entières sont sans maison, sans terre et sans moyens pour acheter leur nourriture, ne pouvant plus cultiver ni bénéficier des fruits de leurs terres.
  • Parmi les personnes déjà expulsées, certaines attendent désespérément une nouvelle maison. Celles qui ont déjà reçu une compensation financière, elles est insuffisante pour racheter une maison et des terres équivalentes.

Pillage de l’Afrique

TOTAL a racheté ELF, l’ancienne compagnie publique française. Pour regagner l’influence française en Afrique, TOTAL joue avec des lois avec le soutien complaisant des dirigeants et dictateurs.

Des ONG ont mis en demeure TOTAL

TOTAL a été mise en demeure par six ONG françaises et ougandaises pour non-respect de la nouvelle loi qui impose aux multinationales françaises un devoir de vigilance, y compris à l'étranger. Cette action en justice pour le projet Tilenga est un précédent sur le plan juridique qui concerne la filiale ougandaise de Total et deux de ses sous-traitants.

Cliquez ici pour avoir le dossier complet. 

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