L’appel des solidarités

Envoie un SMS, ou signe l’appel en ligne ou en te photographiant le doigt levé. L’idée est de se compter.

La démarche vise, à terme, à peser sur l’action du gouvernement; à montrer la force de la solidarité dans notre société et forcer le politique à tenir compte des engagement solidaires et du désir de beaucoup de citoyens de vivre une solidarité universelle.La campagne ne s’adresse pas directement aux candidats à la présidentielle, mais tous peuvent puiser dans leurs propositions. On est open source !»

 

80 associations, dont Emmaüs, Greenpeace, la Fondation Hulot et d’autres ONG, qui travaillent depuis longtemps dans le domaine des solidarités et partagent des exigences, des expériences et des prescriptions communes ont lancé l’appel des solidarités. Elles veulent peser sur les débats publics à long terme, et non pas seulement en vue des élections.

L’objectif de l’initiative est d’essayer d’insuffler un supplément d’âme dans cette campagne et plus tard dans la société. Et surtout de donner une reconnaissance et une visibilité à la communauté solidaire, dans un monde où les inégalités se font de plus en plus grandes.

Comme Nicolas Hulot porte-voix de cette campagne dit: «La situation est critique, il y a une violence latente. […] Est-ce que la solidarité est une option ou une condition à la paix sociale, à la paix dans le monde ?»

Ils demandent à toutes celles et ceux qui composent une France solidaire mais invisible de répondre «Présent !» Leur objectif est d’imposer, une vision intégrale de la solidarité. Ils veulent démontrer que la solidarité n’est plus une option morale, mais qu’elle est la condition de la paix sociale et de la paix tout court.

C’est une action d’urgence

Notre monde s’est brutalement connecté sans forcément se relier, faisant exploser au grand jour les inégalités. Or, il n’y aura pas de paix et de prospérité possibles avec de telles différences en matière d’espérance de vie, de conditions sanitaires, démocratiques, et économiques. Chaque jour dans le monde, 18 000 femmes vont perdre leur enfant d’une maladie dont le remède existe ailleurs. Ce n’est pas supportable ! D’autant que maintenant elles le savent ! Songez que le destin d’un être humain dépend à 60 % de son lieu de naissance, à 20 % de sa famille et à simplement 20 % de son mérite. Ce n’est plus acceptable !

S’imposer comme la communauté des solidarités

Cette initiative n’a pas pour seul objectif la campagne présidentielle. Nous profitons bien sûr de ce moment d’attention et de dialogue, mais l’idée c’est de se compter. En se comptant, on va peut-être pouvoir s’imposer comme une communauté, voire comme le premier parti de France : celui des solidarités. C’est l’adhésion citoyenne qui fera des solidarités un impératif pour les prochains locataires de l’Elysée et du Parlement.

Cet appel se situe dans l’esprit de celui lancé par l’abbé Pierre en 1954

Nous ne sommes pas les héritiers de l’abbé Pierre, mais nous sommes ses obligés. La situation est encore plus exigeante aujourd’hui car le monde est sur un point de bascule. On sent que les choses peuvent nous échapper. C’est donc le moment de redéfinir collectivement les fins et les moyens. Ce que la classe politique n’a pas été capable de faire, la société civile doit faire la démonstration qu’elle en est capable.

Unissons les expériences de la société civile

L’addition des compétences politiques et des expériences de la société civile peut être salutaire en cette période, aussi délicate que dangereuse. Si les intelligences et les volontés ne s’unissent pas sur l’essentiel, nous allons tous mourir comme des idiots. Et tant qu’on aura un modèle économique qui épuise les ressources plutôt que de les gérer, qui concentre la richesse plutôt que de la partager, le Nord sera condamné à l’austérité et le Sud à la misère…

 

Des propositions auxquelles on peut adhérer ou s’opposer

La liste de plus de 500 propositions est consultable sur Internet. Les citoyens sont invités à rejoindre le mouvement.

Certaines sont familières, comme l’instauration d’un «revenu de base», présente dans le programme de Benoît Hamon, ou la limitation de l’écart des salaires de 1 à 20 au sein des entreprises, défendue par Jean-Luc Mélenchon. D’autres sont moins concrètes : «Arrêter de détourner les yeux et faire de la lutte contre l’exclusion une priorité.» «Toutes ces structures associatives ont une expérience et une compétence susceptibles de nourrir les candidats », considèrent les organisateurs

Le mouvement veut aider les politiques à être réhabilités, à se réconcilier avec les citoyens. Ces derniers peuvent apporter leur pierre à l’édifice en partageant leurs idées sur une plateforme.

En septembre, les parlementaires fraîchement élus se verront remettre le projet comportant une centaine de mesures.

Un autre rendez-vous est prévu dans un an, pour «voir ce qui aura changé», indique Thierry Kuhn, pour qui la réunion de 80 associations «très diverses» relève de l’inédit : «Il s’est passé quelque chose aujourd’hui.» Dans le viseur de ces dizaines de structures figurent aussi bien les perturbateurs endocriniens que la mauvaise répartition des richesses, les politiques jugées insuffisantes en matière d’accueil des migrants ou les inégalités hommes-femmes. Kuhn : «Il faut le reconnaître humblement, les associations avaient peut-être tendance à être un peu trop cloisonnées.» Or, comme le précise la fondation Nicolas-Hulot, «nos causes sont différentes mais nos analyses sont identiques et nos solutions convergentes».

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